Notre-Dame-de-Vie se plie en quatre pour son festival

Notre-Dame-de-Vie se plie en quatre pour son festival

19 juillet 2017

Pour la quatrième année consécutive, le Festival de musique Notre-Dame-de-Vie prend ses quartiers dans le cadre enchanteur des jardins de la chapelle éponyme. En guise de tête d’affiche de cette cuvée 2017, qui se tiendra du 1er au 4 août, Khatia Buniatishvili. La géniale pianiste géorgienne, qui a fêté ses 30 ans le… 21 juin, jour de la Fête de la Musique – cela ne s’invente pas ! –, enchaîne actuellement les concerts à guichets fermés et les couvertures de magazines. Elle viendra présenter au public azuréen son album Rachmanivov après avoir collaboré en 2015 avec Coldplay sur le titre Kaleidoscope. Parmi les autres artistes présents : Camille Thomas, Béatrice Berrut, Jean-Marc Luisada, Camille et Julie Berthollet accompagnées de Vincent Forestier. De quoi ravir les mélomanes… mais pas seulement ! Présentation.

Mardi 1er août
CAMILLE THOMAS (VIOLONCELLE) ET BÉATRICE BERRUT (PIANO)

Camille Thomas
Cette jeune violoncelliste franco-belge, née en 1988, s’est formée auprès de Marcel Bardon, Philippe Muller, Stephan Forck, Frans Helmerson et Wolfgang-Emanuel Schmidt. En 2014, elle est nommée aux Victoires de la musique classique dans la catégorie Révélation soliste instrumental puis est choisie pour représenter la Belgique au Concours de l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER) où elle remporte le 1er Prix et est désignée New Talent of the Year. En 2015, l’émission Les Stars de Demain lance sa carrière internationale. En 2016, son deuxième album, Réminiscences, avec Julien Libeer au piano, est récompensé notamment d’un Choc de Classica. L’année 2018 sera marquée par la création du premier concerto pour violoncelle de Fazil Say, écrit spécialement pour elle, au Théâtre des Champs-Elysées avec l’Orchestre de chambre de Paris. Elle jouera également avec l’Orchestre National de Bordeaux, l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, la North Czech Philharmonic, l’Aarhus Symphonie Orchester, l’Orchestre de Massy… Camille Thomas pratique un instrument exceptionnel de Ferdinand Gagliano datant de 1788, le Château Pape Clément, généreusement mis à sa disposition par Bernard Magrez.
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Béatrice Berrut
Née en 1985, Béatrice Berrut est passée par les classes du Conservatoire de Lausanne et de la Fondation Heinrich Neuhaus de Zurich, puis a été formée durant cinq ans à la Hochschule für Musik « HannsEisler » de Berlin. Titulaire d’un Artist Diploma de la Royal Irish Academy of Music de Dublin, elle s’est perfectionnée dans la classe de John O’Conor. Familière de la scène internationale, elle se produit à travers l’Europe et l’Amérique dans des salles prestigieuses telles la Philharmonie de Berlin, le Preston Bradley Hall de Chicago, le Wigmore Hall de Londres… en récital ou en soliste, avec l’Orchestre de la Radio Suisse Italienne, le North Czech Philharmonic, la Kammerphilharmonie de Berlin ou bien encore l’Orchestre des Nations Unies. Louangée par la critique internationale, elle joue régulièrement avec des artistes de premier plan tels Shlomo Mintz, Itzhak Perlman, Frans Helmerson et Mihaela Martin. Elle a été récompensée par de nombreux prix : Eurovision suisse 2002, Prix de la Société des Arts de Genève, Prix Revelación de la presse argentine, Prix culturel d’encouragement de l’État du Valais, Griffon culturel de l’Association du Chablais…
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Mercredi 2 août
JEAN-MARC LUISADA (PIANO)

Il cache sous ses faux airs d’adolescent bohème un tempérament où le feu se mêle à la glace, l’exaltation à la mélancolie et le brio à l’introspection. Au Japon, aux États-Unis, en Allemagne ou au Danemark, il pratique Chopin comme une drogue – et le public partage son addiction. Son jeu poétique et fantasque, au toucher aérien et aux colorations inouïes, achèvera de le parer d’une aura de grand interprète romantique. S’il porte Schumann, Brahms et Liszt aux nues, ce libre-penseur tout aussi passionné cinéphile qu’éclectique mélomane n’est pas de ceux qui se laissent enfermer dans un rôle : Granados, Grieg, Dvorak et Scriabine en savent quelque chose. Raffiné mais jamais maniéré, spontané sans excès d’épanchement, finement dosé et parfaitement maîtrisé, son piano d’orfèvre fait tout autant merveille dans Bizet ou Fauré, quand il ne part pas, en quête d’apaisement, se ressourcer au pays des grands classiques. Là, chez Bach, Mozart ou Haydn, comme chez les autres, il impose ses visions fourmillant de trouvailles, toujours inédites et toujours passionnantes. Car le pianiste français est doué d’une imagination en perpétuelle effervescence, que ses maîtres d’hier (Marcel Ciampi, Denyse Rivière, Dominique Merlet et les grands Nikita Magaloff et Paul Badura-Skoda) ont eu à cœur de respecter, comme il s’efforce aujourd’hui de le faire avec ses propres disciples de l’École Normale de Musique. Original sans parti pris de provocation, Jean-Marc Luisada joue au fil de l’âme.
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Jeudi 3 août
KHATIA BUNIATISHVILI (PIANO)

La Géorgienne Khatia Buniatishvili a commencé le piano à l’âge de 3 ans, a donné son premier concert avec l’Orchestre de Chambre de Tbilissi à 6 ans et s’est produite à l’étranger à 10 ans. Elle fait ses débuts aux États-Unis au Carnegie Hall de New York en 2008. Depuis, elle se produit dans les plus grandes salles : Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, Royal Festival Hall de Londres, Musikverein et Konzerthaus de Vienne, Concertgebouw d’Amsterdam, Philharmonie de Berlin, Philharmonie de Paris et Théâtre des Champs-Élysées, Scala de Milan, Fenice de Venise… Parmi ses partenaires, on peut citer les chefs d’orchestres internationaux Maestro Zubin Mehta, Placido Domingo, Kent Nagano, Neeme Järvi, Paavo Järvi… Elle collabore avec les orchestres les plus prestigieux : Israel Philharmonic, Los Angeles Philharmonic, San Francisco Symphony, Seattle Symphony, Philadelphia Orchestra, Toronto Symphony, São Paulo State Symphony, China Philharmonic, Orchestre de Paris, Orchestre National de France… Khatia Buniatishvili s’est également engagée dans différents projets caritatifs : concert en faveur des réfugiés syriens pour le 70e anniversaire des Nations Unies, concert à Kiev en faveur des personnes blessées en zone anti-terroriste, concert To Russia with Love pour les Droits de l’Homme en Russie, participation à la DLDwomen Conference. Elle a été deux fois lauréate ECHO Klassik à Berlin, en 2012 et en 2016, pour ses albums Liszt et Kaleidoscope. Dernière parution : Rachmaninov – Piano Concertos N°2&3 avec le Czech Philharmonic sous la direction de Paavo Järvi.
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Vendredi 4 août
CAMILLE BERTHOLLET (VIOLONCELLE), JULIE BERTHOLLET (VIOLON) ET VINCENT FORESTIER (PIANO)

Camille Berthollet
Camille Berthollet a commencé le violoncelle à l’âge de quatre ans et est entrée au Conservatoire de Genève à dix ans. Admise à douze ans au Conservatoire de Lyon dans la classe d’Augustin Lefebvre, elle obtient la mention Très Bien à l’unanimité et avec les félicitations du jury lors de l’examen final du DEM en 2013. Cette même année, elle entre à la Haute École de Musique de Genève dans la classe de François Guye. En 2012 elle remporte le 1er Prix du Concours Popper à Paris. Elle étudie actuellement à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth ainsi qu’au Koninklijk Conservatorium Brussel en Belgique avec les professeurs Gary Hoffman et Jeroen Reuling. En parallèle, Camille a débuté le violon à huit ans et a pu, entre autres, bénéficier des cours de Mimi Zweig à la Jacob School of Music de Bloomington. En 2011, elle gagne la Concerto Competition lors de la SSA de Bloomington. En 2013, elle obtient le 2e Prix du prestigieux concours international Mary Smart à New York. En 2014 le 1er Prix du concours Talents for Europe des moins de dix-sept ans et est lauréate de l’émission Prodiges sur France 2. Camille Berthollet se produit en Europe, en Asie, aux États-Unis ainsi qu’avec de prestigieux orchestres. Son premier album sorti en 2015 chez Warner est disque d’or en quelques mois. Elle est nommée en 2016, à tout juste 17 ans, aux Victoires de la musique classique dans la catégorie Révélation soliste instrumental de l’année.

Julie Berthollet
Julie Berthollet, de deux ans l’aînée de Camille, a débuté le violon à l’âge de quatre ans. Elle a étudié avec Mimi Zweig à la Jacob School of Music de Bloomington et a suivi les cours de Zakhar Bron et ses assistants. Elle étudie actuellement avec Mihaela Martin à la HEM de Genève. Julie a obtenu de nombreux premiers prix lors du Concours Vattelot-Rampal. En 2010, elle a gagné le Concerto Competition lors de la SSA de Bloomington et a obtenu en 2012 à Paris la troisième place du Concours International TIM. En 2013, elle remporte le 2e Prix du prestigieux Concours International Mary Smart, catégorie senior à New York et en 2014 le 1er Prix du concours international Talents for Europe. Julie s’est produite en Europe, aux Etats-Unis, en Russie et en Asie, a joué en soliste avec de nombreux orchestres dont le ZKO, l’Orchestre du Capitole de Toulouse, l’Orchestre Philarmonique de Monte-Carlo, l’ONPL et l’Orchestre d’Auvergne… Elle a également eu le privilège de se produire à plusieurs reprises avec des Stradivarius et Del Gesu. En parallèle, elle a débuté le piano à l’âge de huit ans et étudie actuellement avec Balet-Kameda.

Leur album Camille et Julie Berthollet a été certifié disque d’or en mars dernier.

Vincent Forestier
Diplômé des conservatoires d’Aix-en-Provence et de Marseille, Vincent Forestier étudie le piano avec Michel Bourdoncle et remporte à l’âge de quinze ans le 1er Prix du Concours International des Nuits Pianistiques d’Aix-en-Provence. Il poursuit sa formation auprès du pianiste argentin Nelson Goerner au sein de la Haute École de Musique de Genève et obtient son diplôme de master en 2015. En soliste, il s’est notamment produit avec l’Orchestre Philharmonique de Moldavie à Chisinau et avec l’Orchestre de Baden-Baden à Aix-en-Provence. Passionné de musique de chambre et d’accompagnement, de jazz et d’improvisation, Vincent Forestier est un musicien éclectique. Il joue en duo avec la mezzo-soprano Elsa Barthas et remporte plusieurs prix lors de concours internationaux. Il obtient ainsi le Prix d’accompagnement du Bolchoï qui lui permettra de jouer la saison prochaine en récital sur la scène du Théâtre Bolchoï à Moscou. Par ailleurs, Vincent Forestier se produit régulièrement avec Camille et Julie Berthollet, ainsi qu’avec la violoncelliste Adrienne Auclair. Parallèlement à ses activités de pianiste classique, il pratique le jazz qu’il étudie aujourd’hui avec Franck Avitabile. Depuis 2015, Vincent Forestier poursuit ses études au CNSM de Lyon dans la classe d’accompagnement de David Selig.

+ Renseignements : 04 92 92 55 67 / Billetterie